Contribution de la fédération évangélique vaudoise

Nous sommes 5 à 6 personnes éparpillées dans une salle qui peut en contenir 50, quelques représentants de nos communautés religieuses convoquées pour discuter de certaines conséquences probables dues à la pandémie du Covid-19.


Nous voici tous perplexes devant les conséquences de cette maladie, tous égaux devant les questions, les doutes, les peurs d’une pauvreté qui se profile pour nos familles à risques, nos migrants, nos travailleurs temporaires, nos coreligionnaires.


Nous avons des membres de nos familles engagés à différents niveaux dans cette lutte pour maintenir un semblant de sécurité sanitaire, nous avons des parents que nous n’avons plus serrés dans les bras, des petits enfants avec qui nous gardons un lien par vidéo, nous avons des défis à relever chaque jour dans nos fédérations pour gérer la crise et pour garder nos bateaux à flot, et nous avons sûrement tous eu nos moments de doute, de questionnement face à un avenir incertain.

Ensemble vers plus d’humanité

Au-delà de nos spiritualités différentes, durant ce début de printemps qui vient sans se soucier de cette pandémie, qu’est-ce qui nous lie sinon cette communion qui découle de notre humanité, de notre égalité devant la mort, la peur, la maladie, la solitude: même maux, même épreuves qui viennent questionner le sens que nous donnons à la vie, la place que nous offrons au Très Haut, la source à laquelle nous puisons pour retrouver la paix, la force et la santé.

Pâques n’est pas si loin avec cette image forte, choquante, d’un juste mourant en croix, injustement condamné. Tout semble perdu, absurde, sans espoir jusqu’au jour de la résurrection.

L’épreuve, quand nous l’accueillons, nous bouscule dans nos repères, nos croyances. Elle remet en question notre perception de la vie.  Elle nous invite aussi à nous délester de ce qui nous éloigne de l’essentiel, de ce qui nous empêche de vivre en paix avec soi, avec Dieu et avec notre prochain.

Cette épreuve que nous traversons ensemble sera fructueuse si nous nous accueillons au-delà de nos différences, si nous nous gardons de succomber à la tentation de la comparaison, de la concurrence et surtout à celle de chercher à nous décharger de nos peurs sur autrui. 

Si rien ne peut nous séparer de Dieu, pas même la mort*,
rien ne devrait nous séparer de notre prochain, pas même nos différences. Bien plus: ces différences sont nos richesses; elles sont les beautés de notre humanité.

Vivre ensemble, c’est reconnaitre notre vulnérabilité d’être humain pour mieux se comprendre, mieux s’aimer.

*Romains 8: 38-39

Christine Volet-Sterckx, co-présidente de la fédération évangélique vaudoise

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